Tu te sens perdu·e ? Tu doutes de tout ? Tu regardes ta vie en te demandant : « C’est vraiment ça que je voulais ? » Bienvenue dans la crise existentielle 🤯. Pas glamour, pas confortable, mais souvent salutaire. Ce moment où ton ancien costume ne te va plus, mais où tu n’as pas encore choisi le suivant. Ici, on décortique ce qui t’arrive et on te donne des pistes concrètes pour te retrouver sans tout envoyer valser.
PAF ! Ta vie s’est cassée la figure. Toi qui savais parfaitement vers où tu allais, tu te sens aujourd’hui en perte totale de sens. Tu ne comprends plus tes anciens choix, tu te sens en perte d’identité et tu as envie de changer de vie sans savoir comment faire.
Sommaire rapide
Si tu es tombé·e sur cette page, c’est que tu te demandes probablement si tu ne serais pas en train de traverser une crise existentielle 😣.
Hé bien, c’est possible que tu sois en pleine crise existentielle. Mais rassure-toi, ce n’est pas grave. Ça te paraît sans doute inaudible aujourd’hui mais en vérité, cette crise te promet de beaux moments à venir.
Pour autant que tu en tires parti, bien sûr. Tu as envie de t’en sortir ? Reste avec nous. Cet article est un véritable guide sur la crise existentielle.
On t’explique tout de A à Z ici, et surtout, on te donne des solutions concrètes pour en sortir. 😊⬇️
L’ESSENTIEL
- — Une crise existentielle survient quand ton identité, tes repères ou tes choix ne font plus sens pour toi.
- — Ce malaise s’explique par une perte de direction, un décalage intérieur ou une transition de vie.
- — Tu peux en sortir en clarifiant tes valeurs, en comprenant que la vie t’envoie un signal et en posant des actions alignées.
Dans cet article, on te propose des solutions pratiques et des actions concrètes.
Prépare-toi à entamer un voyage vers la redécouverte de ton être profond, celui que tu as perdu en cours de route.
Si le coeur t’en dit, tu peux même rejoindre notre challenge de 30 jours pour transformer cette crise en une période de croissance personnelle.
30 jours pour te retrouver.
Chaque jour, une question puissante et une action concrète pour clarifier tes valeurs, comprendre ta crise et reprendre ta direction.
Je rejoins le challenge →Qu’est-ce qu’une crise existentielle ?
La crise existentielle se manifeste par un sentiment intense de mal-être psychologique et un profond questionnement sur le sens de la vie.
C’est ce moment où tu te demandes : « Mais pourquoi je fais tout ça ? » « Vers où je vais ? » « Quel est le sens de mon existence ? ».
Tu remets totalement en question le sens de ta vie et parfois même, ton identité. Il en résulte un vide existentiel durable qui transforme ton rapport au monde.

Au sens étymologique, « Crisis » en latin désigne une situation « d’urgence où il faut prendre une décision ».
Crise existentielle et dépression
La crise existentielle est souvent – mais pas obligatoirement – liée à une dépression. Elle provoque un sentiment de vide et de désorientation. Tu te sens perdu·e, comme si tu cherchais ta place dans un puzzle dont les pièces ne s’assemblent plus.
Ce malaise peut survenir après un événement marquant. Par exemple :
- une rupture amoureuse
- un deuil
- un changement de carrière
Une rupture intérieure
En fait, le sentiment de vide découle d’une rupture intérieure. Ce qui existait avant n’a plus de sens. « Quel est le sens profond de mon existence ? Ma vie a-t-elle de la valeur ? »
Tu remets en question tes valeurs, tes choix et ton chemin de vie. Cette introspection est déstabilisante.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle t’offre aussi une opportunité de renouveau.
Pour ça, tu vas devoir faire le point sur ce que tu es en train de traverser. Et c’est précisément ce qu’on va t’expliquer dans cet article. 🤘⬇️
« Tout allait bien sur le papier… et pourtant je me sentais vide. »
confie Adrien, 38 ans. « J’avais un bon poste, un appartement, une relation stable. Mais après une rupture, tout a basculé. Je me suis demandé : “Pourquoi je fais ce métier ? Pourquoi je vis comme ça ?” Je ne reconnaissais plus mes propres choix. C’était déroutant, presque angoissant. Avec du recul, je comprends que cette crise m’a obligé à me regarder en face. J’ai changé de voie quelques mois plus tard. Cette crise identitaire m’a fait gagner en lucidité sur moi-même. »
La réalité psychologique derrière le terme « crise existentielle »
Selon la psychologie, le terme « crise existentielle » regroupe différents moments liés à un changement d’époque de la vie :
- Crise d’adolescence
- Crise du quart de vie
- Crise de la quarantaine
- Crise de l’entrée en vieillesse
Derrière le terme crise existentielle se cache une vraie tempête dans ta tête. Tu perds tes repères et tu commences à remettre en question tout ce que tu croyais vrai.
C’est comme si une sorte de « rideau cognitif » – un rideau qui agirait comme un écran qui filtre, déforme ou bloque certaines informations – se levait, et te faisait voir les choses sous un nouvel angle. Un angle qui te correspond davantage, mais qui, sur le moment, te chamboule intensément.

Lorsque tu traverses une crise existentielle, ce qui te semblait évident avant devient insensé. C’est normal de te sentir déstabilisé·e par ça. Ça ne veut pas dire que tu es fou·lle, mais que ton esprit fait le ménage et remet de la vérité et de l’authenticité sur ta vie.
Quand le doute te submerge, remplace « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? » par « Qu’est-ce que je suis en train de comprendre sur moi ? ». Une crise existentielle n’est pas une panne ou une tare. C’est une mise à jour nécessaire et salutaire.
Ce qu’en dit la philosophie
Les philosophes se penchent sur ces questions de crise existentielle depuis longtemps.
Nietzsche disait que lorsqu’un individu traverse une crise existentielle, il doit penser à lui-même et reprendre le pouvoir sur sa propre vie
La question du sens et du but de l’existence est un sujet traité plus précisément par le mouvement philosophique existentialiste, courant philosophique du XXe siècle, principalement associé à Jean-Paul Sartre.
L’existentialisme défend l’idée que l’humain se construit à travers ses actions tout au long de sa vie. D’après cette philosophie de vie, une fois qu’un individu a terminé une crise existentielle, il peut plonger dans une autre, ou ne pas en être complètement sorti.
Des penseurs comme Jean-Paul Sartre et Albert Camus ont exploré la quête de sens dans la vie humaine.

Jean-Paul Sartre
Dans son livre « La Nausée », Jean-Paul Sartre parle d’une crise existentielle, mais dans sa version extrême. Il décrit un moment où le héros, Antoine Roquentin, comprend que le sens qu’il donnait aux choses était une construction. Les objets perdent leur évidence, le monde paraît étrange, presque vide. Ce choc crée une sensation physique, une sorte de vertige intérieur.
L’existentialisme dit que chacun doit créer son propre sens, et donc résoudre cette crise de l’existence. Ça peut sembler lourd, mais c’est pourtant libérateur. La responsabilisation signifie que tu as toujours la possibilité de redéfinir ce qui est vraiment important pour toi.

Albert Camus
« La Chute », d’Albert Camus, explore également la quête de sens. « Le sens de la vie est la plus pressante des questions », disait-il.
Camus pensait que les humains ne doivent pas céder à l’impulsion de chercher un sens à la vie. Selon son postulat, tout sens trouvé serait intrinsèquement faux. D’après lui, il faut accepter l’absurde et le manque de sens comme une condition fondamentale de l’existence.
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📸 Je rejoins Pik! sur InstaPierre-Henri Tavoillot, Clément Rosset et Jean Clair
« Selon le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, les crises sont des seuils qui permettent de passer d’un âge à l’autre, d’avancer sur le chemin de la vie », explique Philosophie Magazine. « Le philosophe Clément Rosset et le critique d’art Jean Clair discutent des bienfaits de ces crises. Pour eux, seul le désespoir engendre la joie véritable, et l’épreuve de la mélancolie est nécessaire à la création. »
Crise existentielle : pourquoi tu te sens perdu·e ?
Lorsque tu traverses une crise existentielle, tu ne t’es pas perdu·e par hasard : quelque chose en toi a changé, et ton ancienne boussole ne fonctionne plus. Mais qu’est-ce qui provoque ce changement ?
Triggers courants
« Un trigger (ou déclencheur) est un terme anglais signifiant “gâchette” ou “détente”, désignant tout élément provoquant le déclenchement d’une action, d’un processus ou d’une réaction. »
Plusieurs événements de la vie peuvent déclencher une crise existentielle.
- un traumatisme psychologique
- un mariage
- une rupture amoureuse
- une perte d’emploi
- une maladie
- un déménagement
- un·e nouveau·elle partenaire amoureux
- la difficulté à passer à l’âge adulte vers les trente ans
- les remises en questions à la quarantaine (milieu de vie)
- la mélancolie du grand âge
- la consommation de drogue
- et bien d’autres choses encore.
Ces moments marquants te poussent souvent à reconsidérer ce que tu veux vraiment. C’est normal de se sentir déstabilisé·e quand la vie prend un tournant inattendu.
Ces triggers sont des occasions de faire le point sur tes priorités et tes aspirations. Au lieu de chercher à “revenir comme avant”, écris noir sur blanc : « Qu’est-ce que je ne veux plus ? » et « Qu’est-ce que je veux davantage ? ». Une crise devient constructive quand elle clarifie ta direction.
Vide intérieur vs perte de sens
Il est important de distinguer le vide intérieur de la perte de sens.
Le vide, c’est cette sensation de ne rien ressentir, comme un trou noir en toi. Un vide intérieur persistant, décrit par la psychologue Jonice Webb comme l’un des ressentis les plus douloureux, est relié à la déconnexion émotionnelle et souvent à la négligence émotionnelle dans l’enfance.
La sensation de vide intérieur peut se combiner avec la notion de perte de sens.
La perte de sens implique une envie de changer de vie, mais tu te sens bloqué·e pour y arriver. Tu es totalement confus·e sur la direction à prendre. Savoir où tu te situes peut t’aider à avancer et à retrouver une certaine clarté.
On va t’expliquer comment faire un peu plus bas. 😊⬇️

« Je pensais vouloir changer de vie. En réalité, je ne ressentais plus rien. »
explique Camille, 37 ans. « Après des années à faire “ce qu’il fallait”, je me suis retrouvée avec une envie de tout quitter. Je croyais que j’avais perdu le sens de ma vie. En thérapie, j’ai compris que le problème était plus profond : je ne ressentais plus grand-chose. Ni joie, ni colère, ni tristesse. Juste du vide. Ce n’était pas seulement une question de direction professionnelle, c’était une déconnexion émotionnelle ancienne. Quand j’ai commencé à reconnecter mes émotions, les idées de changement sont devenues plus claires et moins confuses. »
Crise existentielle, anxiété & changement d’état d’esprit
Quand tu te trouves en pleine crise existentielle, l’incertitude de la vie peut aggraver ton sentiment de confusion. Du coup, l’anxiété augmente. Il est classique de ressentir une anxiété persistante quand on traverse une crise existentielle.
Les pensées négatives tournent en boucle, ce qui rend la situation encore plus difficile.

En changeant ton état d’esprit, tu peux commencer à voir les choses différemment. Accepter l’incertitude peut être un premier pas vers la paix intérieure.
Alors, respire un bon coup et n’oublie pas que tu n’es pas seul·e dans ce voyage. On t’accompagne et on te donne des clés juste ici pour aller mieux ⬇️😍.
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👍 Je rejoins Pik! sur FacebookLes cinq étapes d’une crise existentielle (et comment en sortir plus fort·e)
La crise existentielle n’est pas juste une crise : c’est souvent une invitation à te réinventer.
Tu ne la traverses pas nécessairement en suivant un schéma strict, mais les cinq étapes ci-dessous (Source : Clinic les Alpes) reviennent souvent.
Elles peuvent se chevaucher, revenir, ou se vivre dans un ordre différent.
L’important : reconnaître où tu en es pour avancer. Alors, comment surmonter une crise existentielle ? Voici les 5 étapes par lesquelles tu vas passer pour sortir la tête de l’eau et te sentir à nouveau mieux.

Étape 1 : Prise de conscience — le déclic qui dérange
Quelque chose cloche. Un événement, ou juste le temps qui passe, et tu te surprends à douter : mon boulot, mes relations, ma vie ? Qu’est-ce qui a encore du sens ?
Ce malaise transforme ta routine en source d’insatisfaction.
C’est le début du questionnement, inconfortable, mais nécessaire.

Étape 2 : Désintégration — le vide qui pèse
Le doute s’installe et te vide.
Tu te sens fatigué·e, anxieux·se, comme perdu·e dans un labyrinthe. Les nuits sont agitées, les journées fades. Parfois, des blessures anciennes refont surface.
Attention : cette phase peut être lourde. Dans ce cas, demande de l’aide si tu sens que tu coules. Souviens‑toi : tomber, c’est préparer la remontée.

Étape 3 : Exploration — la quête frénétique de sens
Tu te mets en quête de réponses : philosophies, méditation, thérapie, méthodes miracles… Tout est tenté pour apaiser l’angoisse.
Mais attention à l’obsession : courir après la « bonne » réponse peut t’épuiser davantage.
Parfois, c’est « juste » la peur de l’incertitude qui te pousse à chercher sans cesse des réponses à tes questions.

Étape 4 : Acceptation — lâcher prise sans renoncer
Un jour, tu en as assez.
Et cette pensée arrive : « Et si je n’avais pas besoin de tout comprendre ? » Ce lâcher‑prise n’est pas de la résignation, c’est une réorientation.
Tu apprends à vivre avec tes questions sans les laisser te paralyser. Dans le même temps, tes choix deviennent plus sincères, basés sur qui tu es vraiment.

Étape 5 : Reconstruction — choisir et vivre selon tes valeurs
Avec l’acceptation vient la clarté. Tu rebuild ta vie en fonction de ce qui compte pour toi :
- boulot
- relations
- valeurs
- ou autres
Ce n’est pas un tout‑changer radical, mais une transformation consciente. Ton monde intérieur et ta réalité commencent enfin à s’accorder.

Symptômes : 17 signes qui montrent que tu traverses une crise existentielle
Reconnaître une crise existentielle peut être un défi.
Voici 17 symptômes courants qui peuvent indiquer que tu es effectivement en pleine tourmente.
1. Tu te sens déconnecté·e de ta vie
Quand tu vis une crise existentielle, tu te sens vide et déconnecté·e de tes émotions. C’est comme si tu observais ta vie de l’extérieur. Les moments de joie et de tristesse semblent lointains, et tu as du mal à te sentir vraiment présent·e lorsque tu vis quelque chose.
2. Tu te réveilles sans envie
La crise existentielle crée un manque de motivation et d’intérêt. Tu tombes dans l’apathie intérieure et extérieure.
📘 Définition
L’apathie désigne un état de manque d’élan et de désintérêt, où l’on ressent peu d’émotions et peu de motivation, au point de ne plus avoir envie d’agir, même pour des choses importantes.
Chaque matin devient une lutte. Tu n’as pas de motivation pour te lever et affronter la journée. Même les choses que tu aimais auparavant te semblent fades. Tu es démotivé·e face à ce qui donnait avant du sens à ta vie.
3. Tu remets tout en question
Des questions comme« Ai-je choisi le bon partenaire ? », « Mon boulot me convient-il vraiment ? », « Quelle est l’utilité de ce que je fais là ? » tournent en boucle dans ta tête.
Parfois, même la nuit.
L’anxiété augmente. Tes choix passés, tes relations, même ta carrière te semblent soudainement incertains.
4. Tu te questionnes constamment sur le sens de la vie
« Qu’est-ce que je fais de ma vie ? » « Pourquoi suis-je sur Terre ? » « Ai-je une mission particulière ? » « Quand je serai mort·e, à quoi aura servi tout ça ? » « Si je ne trouve pas de sens à ma vie, comment pourrais-je être heureux·se ? »
Tu recherches sans cesse des réponses.
Sache que te poser des questions sur le sens de la vie est sain. C’est une preuve de conscience. Tu n’acceptes pas la vie comme si tu étais un robot.
5. Tu ressens une anxiété persistante
Une sensation de malaise ou d’inquiétude s’installe, parfois sans raison apparente. Les pensées négatives deviennent envahissantes.
6. Tu cherches des distractions
Tu te plonges dans le travail, les séries ou même des activités excessives pour éviter de réfléchir à ta situation. Ces distractions ne te comblent pas, mais elles te permettent d’échapper à la réalité.
7. Tu te sens indifférent·e
Tu te sens déconnecté·e. Plus rien ne te touche vraiment. Tu attends « que ça passe ».
8. Tu as des difficultés à prendre des décisions
Chaque petite décision, qu’elle soit personnelle ou professionnelle, devient un véritable casse-tête. La peur de faire le mauvais choix t’immobilise.
9. Tu te préoccupes constamment de l’utilité de tes actions
Tu essayes de trouver du sens dans tout ce que tu fais. Même les choses les plus minimes.
Parfois, tu regardes les autres faire, et tu ne comprends pas pourquoi ils ne se rendent pas compte que ce qu’ils font n’a pas beaucoup – voire pas du tout – de sens.
10. Tu te compares souvent aux autres
Il te manque un sentiment d’appartenance.
Tu te sens à part, sur le côté, en décalage.
Les réseaux sociaux accentuent ce sentiment de décalage. Tu observes la vie des autres et tu te sens en retard ou en échec par rapport à eux.
11. Tu ressens un manque de but
Tu as l’impression de naviguer sans boussole. Les objectifs que tu avais fixés semblent désormais vides de sens et tu ne sais pas quoi envisager pour l’avenir.
12. Tu as des changements d’humeur fréquents
Un jour, tu peux te sentir motivé·e, et le lendemain, tout te semble sombre. Ces variations peuvent être déroutantes et épuisantes.
13. Tu as un sentiment de perte d’identité personnelle
Tu ne sais plus qui tu es. Tu remets tout en question, même ta propre identité. Tu as l’impression d’avoir joué un rôle et que le masque est en train de tomber.
14. Tu ressens un épuisement émotionnel
Tu as l’impression d’avoir beaucoup donné, beaucoup investi émotionnellement dans tes relations, dans ton boulot, dans tes passions. Et aujourd’hui, tu te sens vidé·e et tu te demandes pourquoi tu as bien pu investir autant.
15. Tu as envie de changer ta vie sans savoir comment faire
Tu le sens, tu as envie de changement, de renouveau. Mais tu ne sais pas par quel bout le prendre. Tu n’as d’ailleurs même pas encore vraiment conscience de ce que tu souhaites désormais. Tu as surtout une vue sur ce que tu ne veux plus.
16. Tu as la sensation de ne pas avoir vécu grand chose
Tout ce que tu as vécu auparavant te semble inconsistant, banal, pas authentique. Tu te demandes comment tu as pu rester là-dedans aussi longtemps sans t’apercevoir que tu faisais fausse route.
17. Tu t’isoles socialement
Tu ne te sens plus à ta place nulle part. Tes relations passées ne font plus sens non plus. Tu as envie de mettre de l’ordre, de rencontrer de nouvelles personnes mais tu ne sais pas vraiment comment t’y prendre. Ça te parait même irréalisable.
Ces signes te parlent ? Alors, il est temps d’explorer ce qui se passe en toi. Reconnaître ces symptômes est le premier pas vers la compréhension et la guérison.

Crise existentielle : 9 stratégies à adopter pour rebondir face à une crise existentielle
Tu l’as compris, une crise existentielle, ce n’est pas la fin du monde ; c’est un signal interne qui te dit : il faut revoir la carte. Elle ébranle tes certitudes et ouvre une porte vers autre chose.
Alors, que faire quand on se sent perdu ?
Voici neuf stratégies claires et concrètes pour transformer ce trouble en moteur.
1. Normalise l’expérience
La crise existentielle est un processus de maturation, pas un échec.
Beaucoup passent par là à un moment ou un autre ; tu n’es pas anormal. Penser la crise comme une étape de maturation réduit la honte et te rend plus disponible pour agir.
Accepter ce qui est te libère déjà d’une part de souffrance.
2. Adopte une attitude d’ouverture et de curiosité face à cette crise
Pose-toi les bonnes questions :
- Qu’est-ce qui se passe ?
- Qu’est-ce que cette crise peut m’amener ?
- Pourquoi en suis-je là aujourd’hui ?
- Quels ont été les déclencheurs ?
Ces questions transforment l’émotion brute en indices exploitables. La curiosité te donne une carte pour explorer sans te juger.
3. Recentre ton regard
Regarde où tu dépenses ton énergie : boulot, réseaux, relations, routines. Repérer les fuites d’énergie révèle des déséquilibres invisibles. Rediriger 10 % de ton temps vers ce qui a du sens peut produire un effet domino rapide.
4. Clarifie tes valeurs
Dorénavant, tes valeurs vont être ta boussole.
Écris trois valeurs non négociables (par ex. liberté, honnêteté, contribution).
Confronte tes choix à ce filtre : il simplifie les décisions et rend ta trajectoire plus cohérente.
5. Introspecte-toi pour sortir de l’impasse
Voici cinq questions puissantes pour t’aider à te sortir de l’impasse :
- Quels besoins insatisfaits se cachent là ?
- Quelles croyances répètent le même pattern ?
- Que protèges-tu par peur ?
- Quelle petite action changerait déjà ta semaine ?
- Qui t’inspire et pourquoi ?
Écris sans censure : l’écrit clarifie ce que la tête embrouillée dissimule.
6. Sois bienveillant envers toi-même
Tu fais du mieux que tu peux, et c’est ça qui est important.
La compassion réduit la spirale du jugement et augmente ta résilience. Traite-toi comme tu traiterais un ami en difficulté : écoute, petites étapes, encouragements.
Repère et célèbre les progrès minuscules ; ils nourrissent la confiance.
7. Développe de la tolérance face à l’incertitude
Tu as peur de ne pas faire les bons choix. Mais en fait, c’est quoi, faire les bons choix ? La vie te laisse souvent la possibilité d’analyser, rectifier, et prendre une autre décision.
La peur de mal choisir paralyse plus souvent que l’erreur elle-même.
Teste des options à petite échelle : ça s’appelle expérimenter. Chaque test t’apporte des données réelles et te permet de rectifier le tir sans catastrophe. Penser « parcours » plutôt que « verdict » libère.
8. Entoure-toi de relations soutenantes
Parle à des personnes qui écoutent sans juger et posent des questions plutôt que d’imposer des solutions. Les échanges te donnent des perspectives et désamorcent l’isolement.
Si tu bloques, un professionnel (coach, psy) peut t’aider à structurer la sortie de crise.
9. Transforme le vide en direction
Convertis l’ennui ou le manque en un petit projet :
- apprendre une chose nouvelle
- créer quelque chose
- t’engager sur un sujet qui compte.
Le projet n’a pas à être monumental ; il doit juste capter ton attention et réintroduire du sens. L’action, même modeste, redonne du mouvement.
Plan d’action en 30 jours pour sortir d’une crise existentielle
30 jours pour te retrouver.
Chaque jour, une question puissante et une action concrète pour clarifier tes valeurs, comprendre ta crise et reprendre ta direction.
Je rejoins le challenge →Témoignages & cas réels
« Quand ma mère est morte, le monde a perdu tout son sens. »
confie Mathilde, 29 ans. « J’avais 21 ans. Du jour au lendemain, je ne savais plus pourquoi j’étudiais, pourquoi je sortais, pourquoi je faisais des projets. Tout me paraissait absurde. Pendant des mois, j’ai vécu en pilote automatique. Puis un jour, j’ai compris que si la vie était fragile, alors elle méritait d’être vécue à ma façon. J’ai changé d’orientation. J’ai commencé une thérapie. J’ai appris à parler d’elle sans m’effondrer. La crise ne m’a pas détruite. Elle m’a obligée à choisir consciemment la direction que je voulais prendre. »
« À 30 ans, j’ai eu l’impression qu’on me retirait le droit de douter. »
confie Juliette, 30 ans. « Autour de moi, tout le monde parlait d’acheter, de se marier, d’avoir un enfant. Moi, je ne me sentais prête à rien. J’avais peur que “devenir adulte” signifie renoncer à mes envies, à ma liberté, à mes rêves un peu flous. Cette angoisse m’a paralysée pendant des mois. Puis j’ai compris que devenir adulte ne voulait pas dire rentrer dans un moule. Ça voulait dire choisir consciemment ma façon de vivre. La crise m’a forcée à définir mes propres repères au lieu de suivre ceux des autres. »
« J’ai déménagé au soleil pour être heureuse… et je me suis retrouvée face à moi-même. »
raconte Clara, 33 ans. « J’ai quitté la Belgique pour m’installer au Portugal. Je pensais que le climat, la mer, la lumière allaient tout régler. Les premières semaines, c’était l’euphorie. Puis un vide énorme. Plus de repères, plus de cercle proche, et surtout… plus d’excuse pour fuir mes questions. J’ai compris que je n’avais pas changé de pays pour vivre au soleil, mais pour éviter un mal-être que je traînais depuis des années. La crise a été violente. Aujourd’hui, je ne regrette pas. Elle m’a obligée à construire une vie choisie, pas fantasmée. »
Toi aussi tu as traversé une crise existentielle et tu souhaites témoigner ? Laisse-nous un commentaire dans le bas de cette page, ton témoignage pourra aider d’autres personnes à traverser cette période difficile. 🙏✨
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FAQ : tout savoir sur la crise existentielle
C’est un malaise psychique intense où tu remets en question sens, valeurs et projet de vie ; ça peut provoquer anxiété, déprime, insomnie et symptômes somatiques (palpitations, gêne thoracique).
Souvent après stress chronique, burn‑out, événement traumatique (stress post‑traumatique) ou surcharge psychosociale ; la vulnérabilité individuelle et des facteurs familiaux ou professionnels favorisent la survenue.
La crise est un questionnement existentiel ; troubles anxieux (anxiété généralisée, trouble panique, phobies, agoraphobie, phobie sociale, TOC) et états dépressifs sont des diagnostics psychiatriques quand les symptômes sont persistants, sévères et invalidants.
Sentiment d’impuissance, culpabilité, perte d’estime de soi, peur de « devenir fou », retrait, pensées ruminatives, troubles du sommeil, trouble de l’appétit et manifestations physiologiques (rythme cardiaque accéléré, tremblements).
Commence par ton médecin traitant ; il peut orienter vers un psychiatre (pour un diagnostic et médication éventuelle) ou un psychothérapeute (TCC, psychanalyse, thérapie comportementale) selon le profil.gnostic et orienter vers un traitement.
Les symptômes peuvent se ressembler (douleur thoracique, rythme cardiaque accéléré) ; si doute, consulte les urgences. Une fois le risque médical écarté, on évaluera trouble panique ou anxiété.
Oui : si elle s’installe, elle peut évoluer en état dépressif, trouble anxieux généralisé, trouble panique ou aggraver un trouble obsessionnel compulsif chez des personnes déjà atteintes.
Les traitements médicamenteux (antidépresseurs, parfois anxiolytiques à court terme) peuvent soulager symptômes dépressifs ou anxieux sévères, mais ils ne remplacent pas le travail psychothérapeutique ni les changements de vie.
Les thérapies cognitivo‑comportementales (TCC) aident à sortir des ruminations ; la pleine conscience et la relaxation calment le système nerveux ; les approches psychothérapeutiques peuvent explorer sens, valeurs et inconscient.
Clarifie tes valeurs, note ce qui te manque d’accomplissement, réduis la surcharge psychosociale et teste une petite expérimentation (nouvelle routine, projet créatif) pour rompre le cercle vicieux de l’inaction.
Cherche soutien : amis empathiques, psychothérapeute, psychiatre si symptômes sévères. En cas de risque suicidaire ou perte de contrôle, contacte d’urgence les services compétents.
Oui : elle peut être une maturation qui conduit à réorientation professionnelle, renforcement des valeurs et meilleur équilibre affectif et somatique si tu engages un travail intérieur.
Le risque existe, surtout sans suivi. Préviens‑le par hygiène de vie (sommeil, activité physique), gestion du stress, suivi psychothérapeutique et adaptation du cadre professionnel (éviter surcharge ou épuisement professionnel).
Écoute empathique sans juger, valide la souffrance, encourage le recours à un professionnel, propose une aide pratique (prendre un rendez‑vous, accompagner) et évite les solutions simplistes.
Oui : réflexion sur valeurs, sens et accomplissement offre des outils pour reformuler la crise en question productive, complémentaire aux approches psychothérapeutiques.
Ton médecin traitant, services de psychiatrie, psychothérapeutes (TCC, psychothérapeutique, psychanalytique), groupes de parole et associations de santé mentale.
