Est-ce qu’on t’a déjà dit que tu étais : “trop gentil·le”? Comme si c’était une tare. Comme si ça te rendait faible. Et si ta gentillesse n’était pas le problème ? Le vrai défi n’est pas de devenir dur·e. Mais d’apprendre à être doux·ce, sans te faire piétiner.
– Bernard ? Tu peux aller remettre du papier dans l’imprimante ?
– Oui, Thierry, bien sûr.
Bernard se lève en trainant les pieds. Il se rend jusqu’à l’imprimante, de l’autre côté de l’open space en marmonnant quelque chose que personne d’autre que lui ne peut entendre. « C’est pas possible ça, il était juste à côté de cette imprimante. Pourquoi il se bouge pas le c** lui-même?! »
Et voilà, Bernard s’est encore fait prendre en flagrant délit de gentillesse.
C’est comme ça tout le temps, depuis qu’il est gamin. Il dit oui à tout. Même quand il a littéralement envie de hurler NON! Bernard est du style à s’excuser quand il se fait bousculer dans la rue. Il dit « désolé » quand quelqu’un lui marche sur le pied. Et « merci » quand on lui coupe la parole.
Et quand il ose enfin poser une limite… il a presque envie d’envoyer un bouquet de roses pour se faire pardonner.
Tu te reconnais dans l’attitude de Bernard ? Toujours occupé.e à être trop gentil.le ?
Si la réponse est oui, on ne va pas y aller par quatre chemins : tu as clairement besoin d’une bonne grosse métamorphose. De passer du mode 👉 « Coucou, essuyez-vous les pieds sur mon besoin de respect comme sur un vulgaire tapis de bienvenue situé dans le hall d’entrée d’un hôtel miteux de seconde zone » au mode 👉 « Hé ho ! tu te calmes illico, mon coco, ici on parle avec respect et on ne dépasse pas les limites que j’ai fixées ».
Chez Pik!, on appelle cet état « la/le sorcièr·e affirmé·e ».
Celle qu’on respecte sans qu’elle lève la voix. Celle qui dit « non » sans trembler. Celle qu’on ne teste plus.
Dossier spécial Halloween 🧙♀️
Cet article fait partie de notre dossier terriblement inspirant sur la face cachée de nos émotions. Sorcières, monstres intérieurs et potions magiques t’attendent pour explorer tes ombres avec Pik!
🦇La sorcière moderne
Bon, quand on te parle de « sorcières », il faut qu’on s’entende.
Pour nous, la sorcière moderne ne fait pas de mantras cheloux au fin fond d’une cabane au milieu des bois. Elle ne lance pas de sorts et ne bidouille pas de potions à base de bave de grenouille et de poudre de perlimpinpin dans de grandes marmites en cuivre.
Pour nous, chez Pik!, la sorcière moderne fait des choix. Elle brille sans éteindre la lumière des autres. Elle fixe les règles et te regarde droit dans les yeux quand tu dépasses les limites.
La sorcière moderne n’est pas « trop gentille ». Elle se choisit, sans écraser les autres. Elle vit en harmonie avec la nature et le monde qui l’entoure.

Et pour t’aider à arrêter d’être trop gentil, et devenir cette femme ou cet homme ancré·e et sûr·e de lui/elle, on t’a concocté 4 rituels simples et ultra puissants.
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Pourquoi des rituels pour arrêter d’être trop gentil?
Parce que les rituels créent des repères clairs. Ils t’aident à reprendre le contrôle de ton énergie au lieu de la laisser filer vers les autres.
Chaque geste répété t’entraîne à dire « je compte aussi ». Ton cerveau associe ces moments à un signal de respect envers toi-même. En les ancrant dans ton quotidien, tu transformes ton automatisme de « je dis oui à tout » en réflexe de discernement.
Voici donc 4 rituels qui vont t’aider à t’affirmer, et à arrêter d’être trop gentil.
1. Trace ton cercle de protection
Commence par identifier ce qui draine ton énergie.
- Trois situations
- Trois personnes
- Trois habitudes
Écris-les noir sur blanc. Ce simple geste trace un cercle invisible autour de toi.

Chaque fois que tu sens que quelqu’un dépasse tes limites, rappelle-toi : ton espace intérieur est sacré. Tu n’as pas à être « trop gentil ».
Protéger ton énergie, ce n’est pas exclure les autres, c’est t’honorer.
Fais le test 🔮 : la prochaine fois qu’on te demande un service, respire avant de répondre. Si ton corps se crispe ou que tu sens un « non » intérieur, écoute-le. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est ton instinct de préservation qui parle. 💪
2. Invoque ton « non sacré »
Pour arrêter d’être trop gentil, imagine le « non » comme un talisman. Le « non » ne sert pas à repousser les autres, mais à te respecter en arrêtant d’être trop gentil.
Tu peux dire non:
- sans blesser
- sans te justifier
- sans culpabiliser
Essaie des formules simples : « Je comprends, mais ce n’est pas possible pour moi. » Ou : « Merci de penser à moi, mais j’ai besoin de me reposer. »
Chaque refus posé avec bienveillance renforce ton ancrage.

Dire « non » est un acte magique : tu récupères ton pouvoir à chaque fois que tu refuses de te trahir.
Teste ton « non sacré » dès aujourd’hui 🧘♀️ : commence par refuser une petite demande sans te justifier. Un café que tu n’as pas envie de prendre, un appel que tu n’as pas l’énergie de faire. Observe ce que ça te fait de poser ta limite. Tu vas voir, le monde ne s’écroulera pas. Par contre, ton respect de toi, lui, grimpera en flèche. ⚡️
3. Recharge ton chaudron
Être trop gentil, c’est souvent se vider pour les autres. C’est donner sans se recharger.
Or, ton énergie n’est pas inépuisable.
Chaque jour, offre-toi un moment qui t’appartient vraiment. Un bain, une marche, une chanson, une tasse de thé. Peu importe. En t’accordant un rituel à toi, tu changes le sens du don : tu ne donnes plus par épuisement ou par peur de décevoir, mais depuis un espace plein et vivant.

Ce moment rien qu’à toi n’est pas du luxe. Il dit « je m’écoute d’abord, pour mieux choisir quand et comment donner ensuite ».
Bloque 15 minutes dans ton agenda 📅 – comme tu le ferais pour un rendez-vous pro – mais avec toi-même. Pas de téléphone, pas de « je finis juste ça ». Bois ton thé, regarde par la fenêtre, respire. C’est ton moment de recharge, pas une option. ☕💭
4. Choisis tes potions
Tu ne peux pas tout donner à tout le monde. Sélectionne les relations, les projets et les causes qui nourrissent ton âme.
Demande-toi : « Est-ce que ça m’élève ou est-ce que ça me vide ? »
Le « tri » est une étape essentielle pour arrêter d’être trop gentil.
Quand tu veux plaire à tout le monde, tu t’éparpilles. Tu dis oui à tout, et tu finis vidé. Sélectionner, c’est reprendre ton pouvoir de choix. C’est décider où tu mets ton énergie, au lieu de la laisser se disperser par peur de décevoir.
Ta gentillesse n’a pas besoin d’être universelle pour être vraie. Offre-la là où elle est reçue avec respect. C’est ainsi que ta magie devient puissance.
Voici une méthode concrète, simple et puissante pour faire le tri sans culpabiliser 👇
La méthode du « 3 filtres »
Avant de dire oui, passe la demande à travers ces trois questions :
Si tu obtiens au moins deux « non », c’est un signal clair : tu peux décliner sans honte. Faire le tri, ce n’est pas devenir égoïste. C’est mettre ton énergie là où elle porte vraiment ses fruits.
« J’avais l’impression d’être partout, sauf avec moi »
confie Léna, 29 ans. « Je disais oui à tout le monde, jusqu’à ne plus avoir d’énergie. Maintenant, avant d’accepter quoi que ce soit, je me demande : “Est-ce que ça me nourrit ou est-ce que ça me vide ?” »
D’où vient l’expression « être trop gentil »
L’expression « être trop gentil » est bien plus récente que tu ne pourrais le croire. Elle reflète surtout un malaise culturel autour de la vulnérabilité et de la bienveillance. Pas un vrai défaut de caractère.
Une expression née d’un malentendu social
Le mot gentil vient du latin gentilis, qui signifiait « noble » ou « de bonne famille ».
D’ailleurs, un gentilhomme (au féminin : gente dame) désignait en France un homme noble de naissance, à la différence de celui qui était anobli.
Au fil des siècles, le terme « gentil » a glissé vers le sens de « bienveillant, attentionné, doux, bon ».
Et à partir du XXe siècle, dans une société valorisant la performance et la compétition, la gentillesse a perdu de sa noblesse. Elle est devenue suspecte.
« Trop gentil » est alors devenu un reproche déguisé. Une manière de dire : « tu ne sais pas te défendre. »
Être gentil, ce n’est pas se soumettre. C’est choisir de rester humain dans un monde dur.
Pik!
Une culture qui valorise la dureté
On associe souvent la réussite à :
- la fermeté
- la froideur
- le détachement
La gentillesse est donc perçue comme une faiblesse Dire à quelqu’un « tu es trop gentil”, c’est en réalité lui reprocher de ne pas jouer selon les codes du rapport de force.
Ce qu’on appelle « trop gentil » ne parle donc pas de gentillesse, mais de déséquilibre
La vraie gentillesse, c’est la bienveillance avec conscience de soi.
Ce qu’on qualifie de « trop gentil », c’est plutôt :
- dire oui alors qu’on pense non
- ignorer ses besoins pour préserver les autres
- confondre empathie et sacrifice
Autrement dit : ce n’est pas la gentillesse qu’il faut corriger, mais le manque de limites.
La prochaine fois qu’on te dit « tu es trop gentil·le », réponds calmement : « Non, je suis gentil·le, mais ça ne veut pas dire que je suis dispo pour me faire marcher sur les pieds. » 😉 Apprends à distinguer la bonté du sacrifice : la première nourrit, le second épuise. 🌱
Le manque de limites
Dire oui à tout, tout le temps, c’est un sort qu’on se jette soi-même. Pas parce qu’on est faible, mais parce qu’on croit que refuser, c’est blesser. Alors on sourit, on dépanne, on arrange, on s’excuse. Et on s’épuise.
Ce n’est pas ta gentillesse qui fait mal. C’est le déséquilibre entre ce que tu donnes et ce que tu reçois.
- Tu veux la paix, alors tu évites le conflit.
- Tu veux être aimée, alors tu t’effaces.
- Tu veux être utile, alors tu te surcharges.
Et à force de vouloir ménager tout le monde, tu oublies la seule personne que tu devrais protéger : toi.
Être trop gentil est un mécanisme qui crée un ressentiment silencieux. Tu continues à dire oui, alors que ton corps crie non. Du coup tu te sens fatigué·e, frustré·e, incompris·e. Parce que chaque « oui » que tu dis aux autres, tu le retires à toi-même.
Imagine une sorcière ou un sorcier qui distribue ses potions sans se recharger. Au début, tout le monde l’adore : elle soigne, elle aide, elle sauve. Mais un jour, son chaudron se vide. Elle n’a plus rien à donner, même pas à elle. La magie ne disparaît pas : elle s’éteint par excès de don.

Poser des limites, ce n’est pas devenir méchant·e. C’est garder ton pouvoir. Parce qu’une vraie sorcière ne dit pas oui à tout le monde. Elle choisit à qui elle offre sa lumière, et quand elle doit se retirer pour rallumer la flamme.
En bref : affirme-toi !
Tu n’as rien à corriger. Rien à durcir. La gentillesse n’a jamais été ton problème, c’est ta nature. Ce qui t’a blessée, c’est d’avoir cru qu’il fallait l’étouffer pour survivre.
Reprends ton pouvoir en assumant ta douceur comme une force. La vraie puissance ne se crie pas, elle se ressent. Elle se trouve dans la clarté de tes limites, dans la paix que tu choisis, dans les “non” que tu prononces sans trembler.
Tu n’as jamais été “trop” gentille. Tu étais juste entourée de gens qui ne savaient pas quoi faire d’une âme lumineuse. Alors garde ton cœur ouvert, mais garde aussi ton cercle.
Parce qu’une sorcière affirmée ne change pas pour plaire : elle brille pour éclairer. ✨
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FAQ : arrêter d’être trop gentil
Tu veux être aimé, alors tu rends service sans compter. La peur du rejet et un manque de confiance en soi poussent souvent les personnes gentilles à s’oublier. Cette extrême gentillesse vient d’un besoin affectif : plaire pour éviter la méchanceté ou le conflit.
Tu dis “oui” quand tu veux dire “non”. Tu culpabilises dès que tu penses à toi. Tu es serviable, attentionné, aimable… mais tu finis vidé. Si tu te sens souvent utilisé, c’est le signe qu’on profite de ta bonté.
Non. La gentillesse naturelle est une qualité. Le problème, c’est quand elle devient excessive. Être trop gentil, c’est oublier tes besoins et ton estime de soi. La vraie gentillesse, c’est savoir dire non sans devenir méchant.
Commence par identifier tes vrais désirs. Formule un “non” clair, sans justification. L’assertivité, c’est ça : savoir se faire respecter tout en restant bienveillant. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est du respect de soi.
Les gens qui profitent repèrent les personnes très gentilles et serviables. Ton altruisme devient une porte ouverte à la manipulation affective ou au chantage. Savoir poser des limites protège ta générosité authentique.
Arrête de vouloir plaire à tout prix. Les gens gentils pensent qu’ils doivent mériter l’amour en rendant service. C’est faux. Ose affirmer tes besoins. Tu ne perdras pas les bonnes personnes, seulement celles qui profitaient de ta gentillesse.
Affirme-toi sans agressivité. Utilise la communication non violente : “Je ressens… quand tu…” Cela te permet d’exprimer tes émotions sans te trahir. C’est une compétence d’intelligence émotionnelle qu’un coach ou un thérapeute peut t’aider à renforcer.
Oui. Les hommes ou femmes vraiment gentils ne sont pas faibles. Le charisme naît de la confiance en soi, pas de la dureté. Être une personne aimable, empathique et affirmée attire naturellement le respect et la séduction sincère.
Ta timidité n’est pas une faiblesse. Elle traduit une hypersensibilité et une grande empathie. Apprends à te connaître, à exprimer ce que tu ressens. L’analyse transactionnelle ou la psychothérapie peuvent t’aider à renforcer ton affirmation de soi.
Non. Cesser d’être trop gentil ne veut pas dire devenir méchant ou agressif. C’est apprendre à t’écouter, à poser tes limites, à choisir où tu donnes ta bonté. La bienveillance envers toi-même, c’est la vraie révolution.
